Un intense panache de vapeur d'eau blanche s'est élevé le 9 juillet jusqu'à 5 km d'altitude; Il n'y avait pas de cendres et pas d'activité sismique particulière.
Toutefois ce panache laisse suspecter une possible future éruption. A suivre !
Très peu d'activité du volcan Eyjafjallajökull . De petits nuages de cendres sont observées occasionnellement , ils disparaissent à nouveau en quelques minutes . L'accumulation d'eau dans le cratère est lente car la glace n'est plus en contact avec le sol chaud . Des mesures GPS montrent de légers mouvements de la montagne , sauf à Austmannsbunga dans Mýrdalsjökull . Aucune explication évidente n'a été trouvée pour ce mouvement .
Une activité explosive mineure a eu lieu au sommet de l'Eyjafjöll entre le 4 juin et le 7 juin. Des grondements ont été très nettement perçus le 04 juin à Raurafell, au sud et même quelques éclairs ont été observés. Le trémor est actuellement faible mais agité et la sismicité sous l'édifice est calme. Les GPS n'indiquent aucune déformation. Une question se pose alors: cette activité fut-elle magmatique, phréatique ou phrétomagmatique? Les volcanologues Islandais gardent en tout cas un oeil fixé sur l'édifice car aucun ne peut affirmer actuellement que l'éruption est terminée. Source : NORDVULK/IMO
Un second volcan pourrait entrer en éruption en Islande, peu après celle de l'Eyjafjöll qui a perturbé les transports aériens pendant plus d'un mois en Europe, ont averti des experts dans un rapport publié jeudi 27 mai à Londres.
"Une éruption à court terme" du volcan Katla, plus important et plus puissant que l'Eyjafjoell, est "une forte possibilité", estiment les experts de l'Institut pour la diminution des risques et du nombre des catastrophes, faisant partie de l'University College London (UCL).
"Il est très probable que les éruptions en Islande, modérées ou importantes, couplées à des conditions météos appropriées, provoquent une répétition des perturbations récentes du tranport aérien", estiment-ils.
Dans un second rapport, publié par l'Institut de physique de Londres cette fois, des scientifiques annoncent avoir découvert que les nuages de cendres volcaniques qui ont survolé l'Ecosse récemment généraient "une charge électrique" qui aurait pu endommager les avions.
"Des particules chargées d'électricité peuvent provoquer des interférences radios et, si elles pénètrent dans l'appareil, peuvent présenter un risque pour les passagers ou les appareils de vol", avertissent les experts.
L'éruption cendreuse à caractère explosif telle que l'Eyjafjöll la connaissait depuis la mi-avril est bien terminée. Aujourd'hui, le volcan n'émet plus qu'un faible panache gazeux riche en vapeur d'eau dont l'altitude est comprise entre 2500 et 3000 m. La température mesurée par les caméras thermiques au niveau du cratère ne dépasse pas les 100°C, ce qui confirme que la magma n'atteint plus la surface. Le trémor volcanique n'enregistre plus qu'un faible signal qui semble correspondre à l'évacuation des gaz provoquant le panache. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, les cartes de suivi du déplacement du panache de cendres au-dessus de l'Europe montre une carte vierge. Le niveau d'alerte aviation a été rétrogradé au jaune hier après midi et depuis le milieu de matinée d'aujourd'hui il est placé au vert. Sources
L’intensification des émissions de cendres s’est maintenue sur la journée du 15 Mai, restant néanmoins à un niveau relativement faible comparé au 12 et 13 Mai. Après être parti vers l'Ouest le 14/15 mai (photo ci-dessus), le panache a pris une orientation SE le 16 mai et se dirige vers le Royaume-Uni(voir carte ci-dessous) à la faveur d’un mouvement de rotation antihoraire des vents (identique à la photo ci-dessous du 9 mai). Son altitude est de 6/7 km parfois 8km. Les volumes de cendres estimés sont plus faibles (environ 44000 t/j). Les aeroports d'Irlande et de Grande bretagne sont à nouveau perturbés.
Une nouvelle mini-crise sismique s'est déroulée ce matin sous l'édifice, entre minuit et 04h00 (TU) Les foyers étaient localisés entre 1km(pour une minorité) et 25 km (la majorité entre 23 et 25 km, soit dans le manteau terrestre sous l'île). Cette sismicité s'est calmée depuis. L'activité en surface reste inchangée. Du fait de la direction du vent, des chutes de cendres ont été répertoriées dans les îles Vestmann hier
Pour les besoins d'une émission de télé, une équipe s'est approchée près de la zone explosive. L'Institut Islandais de volcanologie avait donné son accord ! Boom boom !
Le volcan islandais reste une menace persistante pour le transport aérien européen. Son regain d'activité a perturbé, ces derniers jours, plusieurs aéroports. Pour mieux analyser le comportement de l'Eyjafjallajökull, deux équipes de volcanologues européens sont arrivées début mai en Islande. Patrick Allard, de l'Institut de physique du globe de Paris (CNRS-CEA), en fait partie. Il a pu se rendre au sommet du volcan. Comment expliquer les caprices de l'Eyjafjallajökull ?
Ils sont avant tout dus aux changements de direction des vents. L'éruption, elle, continue. Elle a débuté le 20 mars par l'émission tranquille d'un magma basaltique fluide (47 % de silice) au bord du glacier épais de 200 mètres qui couvre le volcan. Depuis le 14 avril, c'est un magma différent, plus riche en silice (57 %) et donc, plus visqueux, appelé andésite, qui a fait éruption de manière explosive au travers du glacier, par le conduit central du volcan.
La fragmentation violente de ce magma par les gaz qu'il contient, ajoutée à la vaporisation initiale de l'eau issue de la fonte du glacier, a engendré de puissantes colonnes de cendres. Cette activité explosive s'est poursuivie depuis, avec des fluctuations d'intensité, mais produit toujours d'abondantes quantités de cendres. Tant que ce régime éruptif se poursuivra, le ciel européen restera sous la menace des nuées volcaniques. Ces derniers jours, on a observé une production accrue de cendres, ainsi que de leur taille, en coïncidence (fortuite ou non) avec une crise sismique profonde (20-15 km) qui annonce une nouvelle réalimentation du volcan en magma frais.
Cela signifie-t-il qu'il n'a plus besoin de mêler magma et glace pour produire des cendres ?
Tout à fait. On a affaire en ce moment à une pure fragmentation explosive du magma, sans interaction avec la glace (les cendres émises sont "sèches"). Nous avons pu aussi le vérifier en atteignant le bord du cratère, samedi 8 mai, pour y effectuer des mesures de la composition des gaz magmatiques par spectroscopie infrarouge. Cependant, les interactions entre magma et glace restent hautement possibles, car il reste de la glace dans le cratère de 300 m de diamètre formé par l'éruption, et tout autour le glacier est fracturé, avec de gigantesques crevasses béantes.
Comment s'est passée votre exploration vers le cratère ?
Cela a été un moment très intense. Nous étions à seulement 800 m des bouches éruptives et la colonne s'élevait à trois kilomètres. Heureusement, le temps était très clair, ce qui nous a permis de suivre la trajectoire des blocs de lave, certains de taille métrique, qui étaient éjectés jusqu'à un kilomètre de hauteur. En presque quarante ans d'expérience des volcans actifs, c'est l'une des activités les plus impressionnantes qui m'aient été données de voir d'aussi près.
Avez-vous une vision claire de ce qui se passe en sous-sol ?
Non. Les séismes enregistrés avant et pendant l'éruption définissent des conduits d'alimentation quasiment verticaux venant de 20-25 km de profondeur, mais on ne dispose pas d'imagerie précise du réservoir magmatique du volcan. Pour cela, il faudrait faire une sorte d'échographie du système, en déployant un réseau sismique très dense. Les équipes islandaises n'ont pas encore eu les moyens de le faire, même si elles gèrent très bien leur volcan.
Avez-vous une idée de la durée de l'éruption ?
Difficile de répondre ! Cela dépendra de son alimentation en magma et en gaz. La surveillance géophysique a bien détecté les injections de magma avant et pendant l'éruption, ainsi que les déformations associées à ces injections. Le régime actuel suggère que l'éruption pourrait durer de plusieurs semaines à plusieurs mois. La précédente éruption de l'Eyjafjallajökull avait duré plus d'une année, de décembre 1821 à janvier 1823.
A l'époque, le volcan Katla tout proche, et plus massif, s'était lui aussi réveillé...
En effet. Mais pour l'heure, il n'y a aucun signal anormal enregistré sous le Katla.
Malgré le passage d’un nouveau nuage de cendres, l’espace aérien français est resté ouvert ce dimanche. Seules les compagnies aériennes à bas prix ont annulé des vols. C’est le cas surtout de Ryanair qui a supprimé des dizaines de liaisons en Europe du sud. Echaudées par le précédent passage du volcan, les compagnies low cost craignent de devoir payer à nouveau plusieurs millions d’euros de dédommagements aux passagers. Une vingtaine de vols de la compagnie britannique easyJet, ont été annulés aujourd’hui à l’aéroport de Nice et de Toulouse, à trois jours de l’ouverture du Festival de Cannes. L’espace aérien français reste pourtant "ouvert et praticable", selon la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). EasyJet préfère limiter les risques, limiter les pertes éventuelles. Elle juge donc moins couteux de payer des compensations à ces clients (source France info)
Le volcan :
Après le pic du 6 mai dernier, l’activité explosive a décru . Le panache de cendres s’élève à une hauteur de l’ordre de 6 à 7 km d’altitude.
Par ailleurs, la masse totale de cendre en transit dans l’atmosphère a baissé de 40% entre le 7 et le 8 mai. Cependant, la masse de SO2 a quant à elle augmenté de 30% sur la même période.Il n’y a aucun signe au regard des données de télédétection d’une vraie baisse de régime de l’activité de surface.
Actuellement, il n'existe aucune indication en faveur d’une fin de l’éruption. (source : Institut de Physique du Globe)
Avec le regain d'activité du volcan, de fortes chutes de cendres se sont produites sur la Région de Vik et Myrdal causant des dégats aux cultures (voir ci-dessus).
Les concentrations de particules étaient de 300 à 500 microgrames par mètres cube. (Le seuil sanitaire est fixé à 50).
Cette éruption se subdivise en deux phases bien distinctes entrecoupées par deux jours d’inactivité le 13 et 14 Avril 2010. En parallèle avec cette coupure dans l’activité, la chimie du magma a été totalement modifiée.
Le 20 Mars 2010, peu avant minuit, l’Eyjafjallajökull entre en éruption de manière excentrée par rapport au sommet de l’édifice. Le point d’émission se situe au niveau du col séparant l’Eyjafjallajökull du volcan voisin le Katla. Les premiers séismes précurseurs de cette éruption ont été enregistrés par le réseau de surveillance islandaise en Avril 2009. Cette éruption est une éruption fissurale (comme souvent en Islande). La fissure s’étend sur 800 mètres de long. Elle est caractérisée par l’émission de jets de lave s'élevant à plus de 200 mètres de hauteur. Elle présente une activité effusive sous la forme de fontaines et d'épanchements de lave.
Cette première phase émet un magma très primitif, un basalte à olivine (47% de SiO2), dans la partie latérale de l’édifice, entre l’Eyjafjallajökull et le Katla.
La deuxième phase est plus violente et plus explosive. L'Eyjafjöll entre en éruption et émet un important volume de gaz, cendres et scories sous la forme d'un panache volcanique. L'éruption a fracturé plusieurs centaines de mètres de calottes glaciaire et provoqué une fonte brutale de la glace. Les écoulements d'eau, de boues et de débris dus à cette fonte ont entrainé d'importantes inondations et obligé les autorités à évacuer 800 personnes.
Le fort caractère explosif est dû tout d’abord à l’interaction eau-magma et au violent choc thermique entre de la glace à zéro degrés qui se trouve violemment vaporisée par un magma à plus de 1000°C. Cette énergie contribue de manière importante à fragmenter la roche au niveau du point d’émission produisant des particules très fines qui sont expulsées actuellement jusqu’à 10 km d’altitude.
Du 14 Avril à l’actuel, la deuxième phase émet un magma plus différencié et donc plus explosif, un trachy-andésite (58% de SiO2), dans la partie sommitale de l’édifice.
C’est cette deuxième phase qui est responsable de l’expulsion du panache à presque 10 km d’altitude et qui a eu pour conséquence la très forte perturbation du trafic aérien européen.
Après l'arrêt quasi total des vols sur l'Europe, cette video en accéléré montre une image radar de la reprise progressive du traffic aérien; Tout simplement impressionnant !
Minute par minute l'arrêt du traffic aérien sur l'Europe publié par "lepoint.fr". Un futur "document d'Histoire".
Une grande partie du trafic aérien européen est paralysé depuis le 15 avril en raison du nuage de cendres volcaniques émis par l'éruption du volcan au sommet du glacier Eyjafjallajökull, dans le sud de l'Islande. Le point sur la situation minute par minute.
18 h 25 : En Allemagne , le premier groupe aérien européen Lufthansa annonce annuler tous ses vols dans le monde jusqu'à dimanche 14 heures en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande.
18 h 15 : La paralysie du trafic aérien est d'ampleur comparable au blocage qui avait suivi les attentats du 11 septembre 2001 , estime un porte-parole de l'Association internationale du transport aérien (IATA). "C'est très certainement comparable à la paralysie massive (de l'espace aérien) qui a suivi le 11-Septembre", déclare Steve Lott, porte-parole de l'IATA à Washington. Après les attentats perpétrés par Al-Qaeda aux États-Unis le 11 septembre 2001, l'espace aérien nord-américain avait été fermé pendant trois jours, forçant les compagnies européennes à suspendre tous leurs vols transatlantiques. "Maintenant, nous sommes au troisième jour de paralysie", et "nous ne voyons pas la lumière au bout du tunnel", souligne Steve Lott.
18 heures : L'espace aérien de la Bulgarie au nord de la chaîne des Balkans va être fermé à partir de samedi 23 heures, en raison de l'arrivée du nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande, annonce le ministère des Transports.
17 h 45 : L'espace aérien de Belgique restera fermé jusqu'à dimanche 8 heures en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, et cette restriction pourrait être prolongée jusqu'à 14 heures, annonce le ministère belge de la Mobilité.
17 h 30 : La quasi-totalité de la France devrait se retrouver dimanche matin sous une zone touchée par les poussières volcaniques venues d'Islande qui continuent samedi de progresser lentement vers le sud du pays, selon Météo-France. "Au moins 80 à 90 % de la France devrait être sous une zone touchée par les cendres volcaniques dimanche. Les régions méditerranéennes seront touchées d'ici dimanche matin, à l'exception sans doute de la Corse", affirme Étienne Kapikian, ingénieur à Météo-France.
17 h 15 : En France , la SNCF va proposer dimanche 8.500 places supplémentaires sur les lignes ferroviaires internationales , pour faire face à l'afflux de voyageurs lié à la fermeture des aéroports dans le nord de l'Europe, a annoncé samedi la compagnie, dans un communiqué.
16 h 55 : L'Irlande étend la fermeture de son espace aérien, en raison de l'épais nuage de cendres émis par le volcan islandais en éruption. "Aucun vol commercial, y compris le trafic transatlantique, ne sera opéré d'un quelconque aéroport irlandais" au moins jusqu'à dimanche 14 heures, précise samedi après-midi dans un communiqué l'autorité de contrôle aérien irlandaise. Dans la matinée, elle avait expliqué que les cendres du volcan islandais étaient "désormais envoyées à une altitude supérieure et que, par conséquent, la zone concernée et le risque pour les avions avaient augmenté".
16 h 50 : Près de 17.000 vols ont été annulés samedi dans l'espace aérien de l'Europe à cause du passage d'un nuage de cendres dû à l'éruption du volcan en Islande, selon un nouveau décompte fourni samedi par l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol. "Cinq mille vols ont pu être effectués samedi contre 22.000 en temps normal", a-t-elle précisé dans un bilan actualisé à 16 h 30. 10.400 vols ont eu lieu vendredi contre 29.000 en temps normal. "Aucun décollage ni atterrissage n'est possible pour des appareils civils dans la plupart des pays du nord et du centre de l'Europe", souligne Eurocontrol.
16 h 44 : L'autorité de contrôle du trafic aérien au Danemark , Naviair, prolonge la fermeture de l'espace aérien danois jusqu'à au moins 8 heures dimanche matin, en raison de la présence du nuage de cendres dans le ciel danois. "Nous avons été obligés de prolonger cette fermeture, car il y a toujours des cendres volcaniques dans l'espace aérien danois. Il reste à espérer soit que les vents tournent vers d'autres directions, soit que le volcan cesse de cracher ses cendres qui constituent un risque pour le transport aérien", déclare samedi Jan Eliassen, porte-parole de Naviair.
16 h 30 : En Belgique , la compagnie aérienne Brussels Airlines annonce sa décision d'annuler tous ses vols de ligne jusqu'à lundi midi en raison des perturbations provoquées par le nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. Selon la compagnie, "aucune amélioration de la situation n'est attendue avant lundi, sur la base des dernières prévisions météorologiques". "Le nuage de cendres volcaniques devrait continuer à perturber la situation au cours des prochaines 24 heures", avertit de son côté l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol.
16 h 25 : Les dépouilles du président de la Pologne Lech Kaczynski et de son épouse Maria, morts dans un accident d'avion, seront transportées pour leurs obsèques à Cracovie (sud) dans un avion militaire dimanche matin, indique un responsable de la présidence. "Les cercueils partiront en avion. Il n'y a pas obstacle aux vols d'appareils militaires naviguant à une altitude inférieure à 5.000 mètres", malgré la fermeture de l'espace aérien polonais en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, a déclaré Jacek Sasin, directeur adjoint de l'office présidentiel.
16 h 20 : L'espace aérien sera fermé dans tout le nord de l' Italie jusqu'à lundi 8 heures en raison du nuage de cendres provenant du volcan islandais en éruption, annonce l'autorité de l'aviation civile, Enac.
16 heures : Le Royaume-Uni étend jusqu'à dimanche, 8 heures du matin, la fermeture de son espace aérien, en raison de l'épais nuage de cendres émis par le volcan islandais en éruption, mais le trafic pourrait reprendre au compte-gouttes en Écosse et en Irlande du Nord samedi à partir de 20 heures.
14 h 50 : Plusieurs ministres des Affaires étrangères n'ont pas pu arriver à temps à Téhéran (Iran) pour participer à la conférence internationale sur le désarmement nucléaire, ouverte samedi, en raison du nuage de cendres émis par le volcan en Islande. Les ministres des Affaires étrangères du Sénégal, de l'Équateur, de l'Indonésie et du Cuba, qui devaient arriver samedi, "sont attendus demain" (dimanche)", annonce le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Mehdi Akoundzadeh.
14 h 15 : L'espace aérien des Pays-Bas restera fermé jusqu'à au moins 20 heures samedi en raison du nuage de cendres volcaniques qui se trouve au-dessus de l'Europe, ont annoncé les autorités néerlandaises des transports (IVW).
14 h 03 : Le nuage de cendres émis par le volcan, qui paralyse les transports aériens d'Europe depuis jeudi, poursuit sa course vers le sud du continent tout en continuant de recouvrir le nord jusqu'à dimanche matin au moins, selon la météo britannique. "Le nuage affecte actuellement une zone qui va du sud de la France, jusqu'à l'est de la Russie et la mer Noire", explique une porte-parole du Met Office, les services météorologiques britanniques, en milieu de matinée samedi. "Dans le courant de la journée, si les vents se maintiennent, il va s'étendre plus au sud pour probablement atteindre aux environs de minuit la frontière franco-espagnole, la Corse ainsi que le nord de la Grèce", a-t-elle ajouté.
14 heures : Certains participants à la réunion informelle des ministres des Finances de l'UE (Ecofin) à Madrid en Espagne , dont les représentants français et allemands, ont quitté la ville précipitamment samedi pour tenter d'éviter de se faire piéger par les cendres paralysant le ciel européen. La ministre française de l'Économie Christine Lagarde n'a pas donné la conférence de presse prévue à 13 heures, à l'issue de la réunion, en raison de son "départ précipité".
13 h 46 : L'espace aérien de la Slovénie est fermé jusqu'à nouvel ordre à cause du nuage de cendres, indique le ministère des Transports dans un communiqué. Tous les vols en dessous de 10.500 mètres d'altitude sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. La compagnie nationale Adria Airways a annulé toutes ses rotations samedi à la suite de cette décision.
13 h 45 : En France , l'armée indique avoir redéployé des avions de combat et de transport ainsi que des hélicoptères dans le sud de la France, afin de conserver une permanence opérationnelle malgré la paralysie du trafic aérien engendrée par le nuage de cendres dégagé par le volcan islandais. Ce dispositif concerne en particulier les appareils engagés dans la mission de "posture permanente de sécurité" qui ont été redéployés sur les bases de Dijon, Orange, Tours ou Mont-de-Marsan.
13 h 18 : Une partie de l'espace aérien de l' Espagne doit être fermée samedi en début d'après-midi, en raison du nuage de cendres, mais cela n'aura pas d'incidence sur le trafic aérien espagnol, indique la société publique Aena. En raison de la "proximité du nuage" et d'après les informations fournies par l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol, une partie de l'espace aérien espagnol entre Barcelone (nord-est) et les Asturies (nord) sera fermé samedi à partir de 14 heures, selon un communiqué d'Aena, société gestionnaire du contrôle et de la sécurité aérienne en Espagne, qui précise que cela "n'aura pas de conséquence opérationnelle dans les deux aéroports concernés, car les vols seront déviés sur une route plus au sud".
13 h 11 : L'espace aérien de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie reste fermé samedi en raison du nuage de cendres volcaniques venant d'Islande et perturbant fortement le trafic aérien à travers l'Europe, ont annoncé les autorités des trois pays. En Lettonie, le trafic aérien sera suspendu jusqu'à dimanche 3 heures du matin, déclare l'adjoint au chef de l'aviation civile de Lettonie, Maris Cernonoks. Selon le pronostic le plus pessimiste, la fermeture pourrait durer jusqu'à jeudi, indique-t-il à l'agence de presse balte BNS. La même mesure a été prise en Estonie.
13 h 05 : Les espaces aériens de la Serbie, du Monténégro et en partie de la Bosnie-Herzégovine seront fermés samedi à partir de 16 heures, en raison du nuage de cendres volcaniques, annonce l'agence serbe de contrôle des vols.
13 heures : En France , les aéroports parisiens et ceux situés au nord d'un axe Nantes/Lyon seront fermés jusqu'à lundi 8 heures en raison du nuage de cendres causé par l'éruption volcanique en Islande, annonce Matignon à l'issue d'une réunion autour de François Fillon. À l'issue de cette réunion, Matignon fait savoir que le nuage de cendres causé par l'éruption volcanique en Islande ne présente "pas actuellement de risque pour la santé, du fait de la haute altitude et de la dispersion des particules".
12 h 40 : La totalité de l'espace aérien de la Roumanie sera fermée samedi à partir de 18 heures en raison du nuage de cendres volcaniques venant d'Islande, annonce le gouvernement.
12 h 35 : Les vents vont probablement continuer à pousser les cendres du volcan islandais en éruption vers l'Europe dans les 4 à 5 prochains jours au moins, selon l'institut météorologique d'Islande. "Les cendres vont continuer à être dirigées vers le Royaume-Uni et la Scandinavie", a déclaré Teitur Arason, météorologue de permanence à l'institut. "C'est la prévision générale pour les jours à venir, plus ou moins dans les deux jours qui viennent et probablement pour les quatre à cinq jours prochains", a-t-il ajouté.
12 h 30 : Le nuage de cendres émis par le volcan va poursuivre sa course samedi vers le sud du continent tout en continuant de recouvrir le nord jusqu'à dimanche matin au moins, selon la météo britannique. "Le nuage affecte actuellement une zone qui va du sud de la France, jusqu'à l'est de la Russie et la mer Noire", explique une porte-parole du Met Office, les services météorologiques britanniques, en milieu de matinée samedi. "Dans le courant de la journée, si les vents se maintiennent, il va s'étendre plus au sud pour probablement atteindre aux environs de minuit la frontière franco-espagnole, la Corse ainsi que le nord de la Grèce", a-t-elle ajouté. En ce qui concerne l'Irlande et le Royaume-Uni, premiers pays à se trouver dans la trajectoire de la fumée générée par le volcan, "un nouveau nuage de cendres se déplace vers le sud-est (...) qui devrait affecter la région jusqu'à 6 heures dimanche", relève la porte-parole.
11 h 55 : La paralysie du transport aérien s'aggrave samedi dans tout le nord et l'est de l'Europe , plusieurs pays prolongeant la fermeture de leur espace aérien en raison d'un énorme nuage de cendres craché par le volcan islandais. Les cendres "sont désormais envoyées à une altitude supérieure et par conséquent la zone concernée et le risque pour les avions ont augmenté", explique samedi matin l'autorité de contrôle aérien irlandais, notant une "détérioration en ce qui concerne la région couverte par le nuage de cendres et le risque au-dessus de l'Irlande".
11 h 25 : L'espace aérien de l' Allemagne restera fermé jusqu'à dimanche 2 heures du matin en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, indique samedi un porte-parole de l'agence de sécurité aérienne allemande DFS. Les seize aéroports internationaux d'Allemagne seront ainsi fermés au trafic aérien, douze heures de plus que ce qu'avait prévu la DFS dans la nuit de vendredi à samedi.
11 h 20 : En France , le Premier ministre François Fillon réunit à Matignon plusieurs ministres de son gouvernement sur les conséquences du nuage volcanique. "Il s'agit de faire le point sur la situation dans les transports, les problèmes d'assurance et de santé", selon Matignon. Ont pris place autour de François Fillon les ministres Jean-Louis Borloo (Écologie), Brice Hortefeux (Intérieur) Roselyne Bachelot (Santé) et la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno. Les directeurs de cabinet de Christine Lagarde (Économie) et Dominique Bussereau (Transports) sont également présents, ainsi que le secrétaire général de la Défense nationale Francis Delon, le directeur adjoint de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) Pierre Schwach et les présidents d'Aéroports de Paris et de Météo-France, Pierre Graff et François Jack.
11 h 20 : Jusqu'à 2.000 concurrents pourraient ne pas prendre le départ du marathon de Vienne dimanche en raison des suspensions des vols causées par le nuage de cendres, indiquent les organisateurs. Toutefois, ceux-ci précisent que les principaux favoris, arrivés depuis plusieurs jours dans la capitale autrichienne, participeront bien à l'épreuve.
11 h 20 : En France, des retards et des difficultés dans le trafic aérien persisteront plusieurs jours après la réouverture des aéroports, paralysés depuis jeudi par le nuage de cendres, estime le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau. "Quand les avions pourront de nouveau décoller, il y aura tous les passagers qu'il faudra acheminer et il y aura aussi le problème des avions et des équipages, il faut organiser les rotations et les mouvements d'équipages", explique-t-il au micro d' Europe 1 .
11 h 15 : Seize mille vols ont été annulés samedi dans l'espace aérien de l'Europe à cause du passage du nuage de cendres, annonce l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol.
11 h 11 : L'espace aérien au-dessus de la Pologne restera fermé jusqu'à nouvel ordre, en raison du nuage de cendres, indique l'agence nationale de la navigation aérienne (PAZP). La Pologne, notamment l'aéroport de Cracovie (sud), attend l'arrivée dimanche de plus de 80 délégations étrangères, dont celles conduites par les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev, pour les obsèques du président Lech Kaczynski et de son épouse, morts le 10 avril dans une catastrophe aérienne près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie.
11 h 07 : L'espace aérien de la Lettonie, de la Lituanie et de l'Estonie reste fermé samedi annoncent les autorités des trois pays. Le trafic aérien sera suspendu samedi jusqu'à 13 heures au moins, mais la mesure peut s'étendre à toute la journée, a déclaré l'adjoint au chef de l'aviation civile de Lettonie, Maris Cernonoks.
11 h 05 : Le ministre allemand de la Défense et cinq soldats allemands blessés en Afghanistan ont atterri vendredi soir à Istanbul, en Turquie , et sont bloqués par le nuage de cendres volcaniques qui a interrompu leur vol vers l'Allemagne, indique samedi un diplomate allemand. Les soldats blessés ont été transportés dans un hôpital de la ville, selon la même source.
11 h 04 : La ministre des Finances de l' Espagne Elena Salgado invite ses homologues européens, réunis à Madrid, à rester pour le week-end s'ils n'arrivaient pas à repartir, en raison du nuage de cendres. "Nous sommes en train de chercher pour les ministres un moyen de rentrer dans leur pays. Mais sinon, ils sont cordialement invités à passer le week-end avec nous", a déclaré Mme Salgado, en arrivant au deuxième jour d'une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales des 27 pays de l'Union européenne.
11 heures : L'espace aérien sera fermé dans tout le nord de l'Italie samedi jusqu'à 20 heures à cause du nuage de cendres issu de l'éruption du volcan en Islande, annonce l'autorité de l'aviation civile, l'Enac.
10 h 56 : En France , le secrétaire d'État aux transports, Dominique Bussereau, demande aux tour-opérateurs de "prendre leurs responsabilités" pour s'occuper des voyageurs bloqués par la fermeture des aéroports. "Il faut que les tour-opérateurs qui sont bien contents de trouver leurs clients pour les faire vivre prennent leurs responsabilités et qu'ils s'occupent de leurs clients, de leur accueil, de leur hébergement tant qu'ils ne peuvent pas rentrer et de leur rapatriement", déclare-t-il au micro d' Europe 1 .
10 h 53 : La Bosnie a fermé samedi matin son espace aérien en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, une mesure qui sera en vigueur jusqu'à minuit, apprend-on de source officielle.
10 h 10 : L'espace aérien de l'Autriche restera fermé jusqu'à samedi 20 heures, annonce l'autorité de contrôle aérien Austro Control. Cette décision a été prise à la suite d'une réunion de crise samedi entre responsables des aéroports, des compagnies aériennes et d'Austro Control.
10 heures : L'espace aérien dans le nord de la Croatie est fermé samedi. "Le contrôle du trafic aérien croate a fermé l'espace aérien au nord du 45e parallèle, ce qui inclut également l'aéroport de Zagreb", la capitale croate, déclare à la radio nationale un responsable du contrôle aérien, Hrvoje Pipic.
10 heures : En France , des dizaines de personnes arrivent au compte-gouttes à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle samedi matin dans l'espoir de prendre un vol, alors que l'interruption du trafic aérien a été prolongée jusqu'à 20 heures.
10 heures : Le Danemark étend la fermeture de son espace aérien jusqu'à 2 heures du matin dimanche en raison du nuage de cendres venu d'Islande, annonce Naviair, l'autorité en charge du transport aérien, dans un communiqué.
9 h 55 : L'espace aérien de la République de Serbie a été partiellement fermé samedi matin, annonce samedi la télévision d'État serbe (RTS) citant l'agence de contrôle des vols. La partie nord de l'espace aérien serbe, limitrophe de la Hongrie et de la Croatie, a été fermée par précaution, indique la RTS sans préciser la durée prévue de cette fermeture.
9 h 50 : Le Royaume-Uni étend jusqu'à dimanche 2 heures du matin la fermeture de son espace aérien à cause des risques liés au nuage de cendres émis par le volcan islandais, mais le trafic pourrait reprendre au compte-gouttes en Écosse et en Irlande du Nord , ont annoncé les autorités samedi.
9 h 45 : En Allemagne , le premier groupe aérien européen Lufthansa annonce annuler tous ses vols qui étaient prévus au départ et à l'arrivée d'aéroports allemands jusqu'à samedi 20 heures.
9 h 40 : L'espace aérien de l' Irlande a de nouveau été fermé, jusqu'à 19 heures samedi, après la détérioration de la situation dans l'atmosphère. "La dernière prévision montre une détérioration en ce qui concerne la région couverte par le nuage de cendres et le risque au-dessus de l'Irlande", explique l'autorité de contrôle aérien irlandais, dans un communiqué.
9 h 30 : En France , les trois aéroports parisiens de Roissy, Orly et du Bourget ainsi que 23 aéroports en province resteront fermés au trafic jusqu'à samedi 20 heures, tandis que ceux de Grenoble et Bordeaux fermeront à 16 heures, a annoncé samedi la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
8 h 50 : L'espace aérien de la République tchèque restera fermé jusqu'à samedi 18 heures, annonce la porte-parole de l'aéroport Prague-Ruzyne.
8 h 30 : En France , la SNCF met en place des trains supplémentaires "permettant de transporter 8.400 passagers sur les liaisons internationales". Mais, étant donné "l'afflux de voyageurs sur ces destinations", elle demande "à ses clients de ne pas se rendre en gare sans être muni de billet".
8 heures : L'espace aérien de Belgique restera fermé jusqu'à samedi 20 heures. "La Belgique se libère petit à petit du nuage, mais la contamination reste encore assez étendue, de la Grande-Bretagne à la Russie. Comme il n'y a pas de pluie ni de vent, elle se distribue très, très lentement", commente Jan Pauwels, porte-parole du secrétaire d'État belge à la mobilité Étienne Schouppe.
7 h 30 : L'interdiction de survol de la Suisse est prolongée jusqu'à samedi 20 heures.
Le nuage le 15 avril, vu par satellite juste avant la paralysie du ciel européen.
14 avril : Plusieurs centaines de personnes ont été évacuées, mercredi matin, en Islande en raison d'un risque d'éruption d'un volcan dans le sud de l'île, annonce un porte-parole de la police."Entre 700 et 800 personnes ont été évacuées de leurs habitations en raison d'un risque d'éruption à Eyjafjallajokull et parce qu'il y eu de nombreux tremblements de terre dans la région", a déclaré à Baldur Sigurdsson."Toutes les routes sont fermées et un hélicoptère vient de partir pour voir s'il y avait une éruption", a ajouté le porte-parole.
La radio-télévision publique RUV indique sur son site Web que l'évacuation constituait une "mesure préventive" prise "à la lumière d'une activité volcanique accrue sous le sommet du glacier Eyjafjallajokull". Les civils évacués sont dirigés vers des centres de la Croix-Rouge, a-t-elle ajouté.
Le mois dernier, la première éruption de volcan depuis 1823 au glacier Eyjafjallajokull avait entraîné une brève évacuation de quelque 600 personnes de leurs habitations. Cette zone, reculée et peu peuplée, est située à 125 kilomètres à l'est de Reykjavik, la capitale islandaise. (source : le Monde.fr)
Islande – Ce 20 mars 2010, aux alentours de minuit, l’Islande était touchée par une éruption volcanique. Heureusement, plus de peur que de mal, aucune victime n’a été recensée.
Le volcan Eyjafjöll, situé dans le glacier Eyjafjallajökull, est entré en éruption le 20 mars dernier. Il était resté inactif près de deux siècles, sa dernière éruption datant du 19 décembre 1821. Si cet évènement n’inquiète pas les scientifiques et les autorités, ceux-ci craignent qu’il soit en fait un avertissement à une prochaine éruption du volcan Katla, qui serait bien plus dramatique car elle entraînerait de très fortes inondations en faisant fondre une partie du glacier.
600 personnes ont été évacuées, elles peuvent regagner leur logement dès aujourd’hui, hormis les habitants de quatorze fermes où la situation s’avère encore trop dangereuse. Ces personnes avaient surtout été évacuées par crainte que les glaciers ne fondent à cause de la température de la lave, qui pouvait atteindre plus de 1.000°C. Toutefois, l’hypothèse de la fonte des glaces a été infirmée, l’éruption ne provoquera pas de montée des eaux.
Des éruptions de magma se sont élevées jusqu’à 200 mètres. Il s’agissait d’une éruption assez importante mais sans gravité, aucun blessé ni aucun décès n’a été constaté.